Le culte du projet pédagogique et des ateliers d'activités

Un des points, souvent évoqué par les parents pour plébisciter l'accueil en crèche c'est l'idée qu'en crèche l'enfant " fait  des choses " et ne " fait  pas grand chose " chez une assistante maternelle.

Certains parents apprécient que l'emploi du temps de leur enfant soit chargé et qu'il y soit fait mention d'atelier d'éveil ou d'atelier dirigé, d'atelier pratique, d'atelier psychomotricité, de temps pédagogique, etc…
Mais, d'une part, l'enfant a besoin de temps d'observation puis de maturation ainsi que de temps de rêveries et de vide qu'il comble avec ce qui vient de lui, sa propre histoire, sa propre vie psychique ;
d'autre part, l'enfant cultive plus de ressources cognitives, physiques et émotionnelle en étant l'acteur premier de son développement qu'en ingurgitant de activités imposées ne correspondant pas souvent à ses compétences et à ses besoins.

De plus, " le faire " ne se limite pas à un apprentissage académique et déconnecté du réel. 
En milieu familial, l'enfant, dans la vie quotidienne, découvre milles et une chose qu'il ne découvrira pas dans la salle d'atelier pédagogique.
Les gestes du quotidien sont une source riche et intarissable d'observations, de découvertes et d'apprentissages, en prises directe avec le réel.

Bien évidement, des mots " savant " ne seront pas mis sur ces apprentissages, ils ne feront pas l'objet de projets pédagogiques et de réunions, de débriefings d'activités mais pour autant ces apprentissages enracinés dans la vie quotidien sont fondateurs.

Et c'est pourquoi, tout comme Monsieur Jourdan "faisait de la prose sans le savoir", les assistantes maternelles font beaucoup d'activités d'éveil et pédagogiques sans le savoir ou plutôt, sans savoir le dire ou le faire savoir.